Étude d’impact sur le marché du travail : comment les employeurs canadiens présentent leur demande

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Une étude d’impact sur le marché du travail (EIMT) est l’approbation dont un employeur canadien a besoin avant d’embaucher un travailleur étranger temporaire. Une demande d’EIMT est la façon de l’obtenir : Emploi et Développement social Canada rend la décision, vous présentez votre demande par le portail EIMT en ligne et vous payez des frais de traitement pour chaque poste demandé.

L’ordre qui compte : confirmez à quel volet appartient votre poste — la catégorie sous laquelle la demande est déposée, déterminée par le salaire et le type de travail — et comparez le salaire au seuil de votre province, soit le salaire horaire médian qui y est établi majoré de 20 %. Vérifiez que le lieu de travail est admissible et, si vous embauchez en Colombie-Britannique, au Manitoba, en Saskatchewan ou en Nouvelle-Écosse, obtenez d’abord un certificat d’enregistrement provincial. Affichez le poste pendant 4 semaines s’il est à salaire élevé, 8 semaines s’il est à bas salaire. C’est seulement ensuite que vous réunissez les documents, déposez la demande et payez.

Ce que la plupart des employeurs comprennent mal : ils traitent l’affichage du poste comme une étape de la demande. Ce n’en est pas une : c’est une condition qui doit être terminée avant même que la demande existe. Si vous commencez trop tard, ou si vous diffusez l’offre aux mauvais endroits, le dossier revient incomplet, et la période d’affichage ainsi que les mois qui la précèdent sont perdus.

Les frais ne sont pas remboursés si la demande est retirée, annulée ou refusée. La période d’affichage non plus.

Les réponses courtes

Combien coûte une EIMT pour un employeur ?

Une étude d’impact sur le marché du travail coûte 1 000 CAD pour chaque poste demandé, payés par l’employeur à Emploi et Développement social Canada. EDSC ne rembourse pas ce montant si la demande est retirée, annulée ou si la réponse est négative, et il ne peut pas être transféré à une autre demande. Selon la loi, il ne peut pas être facturé au travailleur — ni sous forme de frais, ni de retenue, ni de dépôt.

Combien de temps à l’avance puis-je présenter une demande d’EIMT ?

Jusqu’à six mois avant la date de début prévue de l’emploi. Mais le poste doit d’abord être affiché, et l’affichage doit être terminé avant le dépôt de la demande : 4 semaines consécutives si le salaire offert est égal ou supérieur au seuil horaire de votre province, 8 semaines s’il est inférieur. Le véritable point de départ se situe deux à trois mois plus tôt que ce que la plupart des employeurs prévoient.

Puis-je encore présenter une demande d’EIMT sur papier ?

En pratique, non. C’est Emploi et Développement social Canada qui rend l’étude d’impact sur le marché du travail, et il faudrait leur écrire par courriel pour expliquer ce qui vous empêche d’utiliser le portail EIMT en ligne. Ils décident si la demande est justifiée et répondent dans un délai de 5 jours ouvrables. Le programme est conçu autour du portail.

De quoi ai-je besoin avant de pouvoir me connecter à EIMT en ligne ?

EIMT en ligne est le portail par lequel une étude d’impact sur le marché du travail est déposée. Trois éléments doivent exister au préalable : un numéro de compte de retenues sur la paie rattaché à votre numéro d’entreprise de l’Agence du revenu du Canada, votre propre compte Guichet-Emplois, et l’entreprise enregistrée dans Guichet-Emplois. Si un consultant dépose la demande pour vous, vous devez tous deux avoir un compte.

Combien de temps faut-il pour obtenir une décision d’EIMT ?

Le délai dépend presque entièrement du volet — la catégorie sous laquelle la demande est déposée, déterminée par le salaire et le type de travail. Les moyennes publiées par Emploi et Développement social Canada pour septembre 2026 allaient de 7 jours ouvrables pour l’agriculture saisonnière à 90 pour les postes rémunérés au seuil salarial provincial ou au-delà, et à 156 pour le volet de la résidence permanente. Ce sont des moyennes de dossiers déjà tranchés, et non un engagement.

Que se passe-t-il une fois l’EIMT approuvée ?

Vous remettez au travailleur la lettre de décision et l’Annexe A – Détails de l’emploi, vous conservez l’Annexe B pour vos dossiers et vous vous assurez qu’il présente sa demande de permis de travail avant l’expiration de l’étude d’impact sur le marché du travail. Une EIMT positive est valide jusqu’à six mois, et cette date est la limite pour déposer la demande, et non pour arriver au pays. S’il la manque, vous devrez généralement présenter une nouvelle demande d’EIMT et payer de nouveau les frais de 1 000 CAD.

À qui s’adresse ce guide.

Aux employeurs canadiens qui doivent embaucher un travailleur étranger, ainsi qu’aux consultants ou aux équipes des ressources humaines qui déposent la demande pour eux. Il couvre le côté de l’employeur, de la première décision jusqu’à la lettre de décision. Si vous êtes le travailleur qui détient une offre d’emploi, votre part commence après tout cela : votre employeur vous remet la lettre d’EIMT et vous présentez à Immigration, Réfugiés et Citoyenneté Canada (IRCC) une demande de permis de travail.

L’EIMT en six étapes

Les étapes 1 à 3 doivent être terminées avant que la demande n’existe. Elles ne peuvent pas être corrigées par la suite.

01Volet et salaireSalaire et seuil de votre province
02Lieu de travailZones de refus et certificat provincial
03Affichage du poste4 ou 8 semaines, avant le dépôt
04DocumentsLes dossiers de l’ARC prouvent l’entreprise
05Dépôt et paiement1 000 CAD par poste, non remboursable
06Lettre de décisionEnviron 82 à 90 jours ouvrables
Immigration ProsSource : EDSC · Galo Castillo, CRIC · CICC R408519

À lire comme un calendrier, pas comme une liste de contrôle.

Les trois premières étapes prennent deux à trois mois de temps réel, et toutes se déroulent avant même que les frais de 1 000 CAD ne soient payés.

Qui est admissible à une demande d’EIMT ?

Presque tout employeur canadien peut présenter une demande d’étude d’impact sur le marché du travail, l’approbation fédérale nécessaire avant d’embaucher un travailleur étranger temporaire. Emploi et Développement social Canada ne juge ni votre secteur ni votre taille. Il vérifie quatre choses : que votre entreprise vend réellement un bien ou un service, que le poste est raisonnable pour une entreprise comme la vôtre, que vous pouvez payer ce que vous offrez et que vous respectez la loi.

Considérez-les comme une autovérification avant de dépenser quoi que ce soit.

  1. Vous fournissez un bien ou un service. Une entreprise qui n’existe que sur papier mais qui ne fait aucun commerce n’est pas admissible.
  2. Le besoin d’emploi est raisonnable. Il est jugé en fonction de la taille et de l’activité de l’entreprise — une firme de deux personnes qui demande six postes soulève forcément la question.
  3. Vous pouvez respecter les conditions de l’offre d’emploi. Vous pouvez réellement payer le salaire que vous offrez, pour les heures que vous offrez, dès le premier jour de travail.
  4. Vous respectez les lois fédérales, provinciales et territoriales. Il ne s’agit pas d’une vérification ponctuelle au moment de la demande : c’est une condition permanente, qui peut être inspectée pendant six ans.

La quatrième est celle que les employeurs sous-estiment. La conformité couvre les normes d’emploi provinciales autant que les règles fédérales d’immigration, et elle survit à la demande pendant des années. Les employeurs inscrits sur la liste des employeurs non conformes publiée par Immigration, Réfugiés et Citoyenneté Canada ne peuvent pas du tout embaucher par l’entremise du programme, et aucun permis de travail ne sera délivré pour leur offre d’emploi.

Si l’un des quatre points est incertain — une jeune entreprise, un poste inhabituel, une entreprise dont la structure a récemment changé — c’est le moment de poser la question, pas après la diffusion de l’affichage. Posez la question avant d’afficher

Quand n’avez-vous pas besoin d’une EIMT ?

Une étude d’impact sur le marché du travail n’est pas nécessaire lorsque l’embauche relève du Programme de mobilité internationale, la voie parallèle pour les travailleurs que le Canada admet sans tester le marché du travail local : pas d’évaluation, pas d’affichage, pas de frais. Il couvre les travailleurs visés par un accord de libre-échange, les participants à Expérience internationale Canada, les titulaires d’un permis de travail postdiplôme, les conjoints de certains travailleurs et étudiants, ainsi que les séjours de courte durée relevant de la Stratégie en matière de compétences mondiales.

Vérifier ce point avant d’afficher le poste n’est pas une simple formalité. Un employeur qui mène huit semaines de recrutement pour un poste qui était exempté depuis le début a dépensé deux mois à n’acheter rien du tout. Toute personne qui détient déjà un permis de travail ouvert n’a besoin d’aucune EIMT de votre part — elle peut travailler pour presque n’importe quel employeur au Canada.

Un nom cause plus de problèmes que tout le reste de la liste réuni. Le Volet des talents mondiaux fait aussi partie de la Stratégie en matière de compétences mondiales, et ce n’est pas une exemption : c’est un volet de l’EIMT, avec ses propres frais par poste et son propre plan sur les avantages relatifs au marché du travail. Un employeur qui entend « Stratégie en matière de compétences mondiales » et suppose que l’EIMT est écartée peut avoir deux mois de retard sur le mauvais plan avant que quiconque s’en aperçoive.

L’erreur peut aller dans les deux sens, et le second est pire. Afficher un poste qui était exempté fait perdre deux mois. Traiter un poste comme exempté alors qu’il ne l’est pas entraîne le refus du permis de travail — après que le travailleur a déjà démissionné de son ancien emploi.

Savoir si une embauche est exemptée tient généralement à trois faits que vous connaissez déjà : la citoyenneté du travailleur, son statut actuel au Canada et le poste exact. Savoir si vous avez besoin d’une EIMT

Qu’est-ce que le Programme des travailleurs étrangers temporaires ?

Le Programme des travailleurs étrangers temporaires (PTET) est le programme fédéral qui permet à un employeur canadien d’embaucher un travailleur étranger lorsqu’aucun Canadien ni résident permanent n’est disponible pour occuper le poste. L’étude d’impact sur le marché du travail est le test qui le prouve, et chaque embauche faite dans le cadre de ce programme en exige une. Son pendant, le Programme de mobilité internationale, couvre les embauches qui n’exigent aucune évaluation.

Savoir lequel des deux s’applique à vous détermine tout ce qui suit. Dans le Programme des travailleurs étrangers temporaires, vous affichez, vous présentez une demande, vous payez et vous attendez. Dans le Programme de mobilité internationale, vous ne faites rien de tout cela.

Le Programme des travailleurs étrangers temporaires est lui-même divisé en volets : salaire élevé, bas salaire, agriculture primaire, Programme des travailleurs agricoles saisonniers, Volet des talents mondiaux et volet de la résidence permanente. Le volet dont relève votre poste est déterminé par le salaire offert et le type de travail, et non par préférence ; il fixe la durée d’affichage, les documents à déposer et le délai de décision.

Dans quel volet de l’EIMT se classe votre poste ?

Un volet est la catégorie sous laquelle une étude d’impact sur le marché du travail est déposée, et c’est le salaire que vous offrez qui le détermine. Chaque province a un seuil de salaire horaire — son salaire médian majoré de 20 %. Si vous offrez ce seuil ou plus, le poste est à salaire élevé ; si vous offrez moins, il est à bas salaire. Ce simple classement fixe la durée de l’affichage, ce que vous déposez et le délai de décision. Ce n’est pas un choix que vous faites.

Le volet sous lequel vous déposez votre étude d’impact sur le marché du travail détermine presque tout ce qui suit : la durée de l’affichage, la durée pendant laquelle vous pouvez employer le travailleur, ce que vous lui devez et le délai de décision. Un seul chiffre le fixe : le seuil de salaire horaire de la province ou du territoire où le travail sera effectué.

Ce qu’est un seuil salarial

Le salaire horaire médian de cette province ou de ce territoire — le point milieu, où la moitié des travailleurs gagnent plus et l’autre moitié moins — majoré de 20 %. Si vous offrez ce montant ou plus, le poste est à salaire élevé ; si vous offrez moins, il est à bas salaire. Chaque province a son propre chiffre, ce qui explique que le même salaire puisse se situer de part et d’autre de la ligne selon l’endroit où se trouve l’emploi.

Votre salaire détermine le volet

Chaque province fixe un seuil horaire : le salaire médian + 20 %. Seuils en vigueur depuis le 17 juillet 2026.

Au seuil ou au-dessusSalaire élevé4 semaines d’affichageJusqu’à 3 ans d’emploiPlan de transition requis
Sous le seuilBas salaire8 semaines d’affichage1 an d’emploiTransport et logement
Colombie-Britannique38,40 $
Alberta37,50 $
Ontario36,92 $
Québec36,00 $

Relever le salaire pour entrer dans un volet peut mener à un refus. Changer de volet par la suite coûte un second paiement de 1 000 CAD.

Immigration ProsSource : EDSC · Galo Castillo, CRIC · CICC R408519

Les quatre provinces affichées ne sont que des exemples.

Les treize provinces et territoires ont chacun leur propre chiffre, et celui qui compte est l’endroit où le travail sera physiquement exécuté — pas l’endroit où l’entreprise est enregistrée.

Trouvez votre province ci-dessous, comparez-la au salaire horaire que vous offrez, et vous avez votre volet.

Seuils en vigueur depuis le 17 juillet 2026
Province ou territoireSeuilProvince ou territoireSeuil
Alberta37,50 $Nouvelle-Écosse31,96 $
Colombie-Britannique38,40 $Nunavut45,00 $
Manitoba31,33 $Ontario36,92 $
Nouveau-Brunswick31,73 $Île-du-Prince-Édouard31,20 $
Terre-Neuve-et-Labrador33,60 $Québec36,00 $
Territoires du Nord-Ouest48,00 $Saskatchewan34,62 $
Yukon45,60 $  
Province ou territoireSeuil
Alberta37,50 $
Colombie-Britannique38,40 $
Manitoba31,33 $
Nouveau-Brunswick31,73 $
Terre-Neuve-et-Labrador33,60 $
Territoires du Nord-Ouest48,00 $
Nouvelle-Écosse31,96 $
Nunavut45,00 $
Ontario36,92 $
Île-du-Prince-Édouard31,20 $
Québec36,00 $
Saskatchewan34,62 $
Yukon45,60 $

Une mise en garde d’Emploi et Développement social Canada (EDSC) mérite d’être lue deux fois, parce qu’elle piège les employeurs qui croient être généreux. Relever le salaire offert pour entrer dans un volet précis, ou pour contourner une exigence du programme, peut en soi entraîner une décision négative. Le salaire doit toujours correspondre au salaire courant, c’est-à-dire ce que cette profession paie réellement dans cette région. Les seuils sont aussi révisés périodiquement : une offre rédigée il y a plusieurs mois peut aujourd’hui se trouver de l’autre côté de la ligne.

VoletFormulaire de demande · Durée maximale d’emploi
Postes à salaire élevé
Formulaire de demande :
EMP5626
Durée maximale d’emploi :
Jusqu’à 3 ans
Postes à bas salaire
Formulaire de demande :
EMP5627
Durée maximale d’emploi :
1 an
Volet des talents mondiaux
Formulaire de demande :
EMP5624
Durée maximale d’emploi :
Selon le plan sur les avantages relatifs au marché du travail
Volet de l’agriculture
Formulaire de demande :
EMP5519
Durée maximale d’emploi :
Selon les règles propres au volet
Programme des travailleurs agricoles saisonniers
Formulaire de demande :
EMP5389
Durée maximale d’emploi :
Saisonnière
Aide familial à domicile
Formulaire de demande :
EMP5628
Durée maximale d’emploi :
Selon les règles propres au volet
Volet de la résidence permanente
Formulaire de demande :
EMP5593
Durée maximale d’emploi :
Appuie une demande de résidence permanente

Dans EIMT en ligne, vous remplissez ce contenu sous forme de demande en ligne plutôt que de formulaire téléchargé. Les numéros comptent surtout si vous finissez par emprunter la voie d’exception papier, et EDSC demande aux employeurs de vérifier le numéro de version dans le coin inférieur gauche de tout formulaire avant de le soumettre, car ils sont mis à jour régulièrement.

Parmi les quatre décisions qui déterminent une étude d’impact sur le marché du travail, c’est celle que les employeurs ratent le plus souvent. Le salaire que vous inscrivez est évalué trois ou quatre mois plus tard, par rapport au seuil en vigueur le jour de votre demande — et le temps que la réponse arrive, la période d’affichage a été consacrée au mauvais volet.

Le lieu de travail est-il admissible, et votre province exige-t-elle un certificat ?

Deux vérifications déterminent si une étude d’impact sur le marché du travail peut aller de l’avant, et les deux précèdent l’affichage du poste. Certains lieux de travail se trouvent dans une zone de refus — une ville où Emploi et Développement social Canada ne traite tout simplement pas les demandes à bas salaire. Et la Colombie-Britannique, le Manitoba, la Saskatchewan et la Nouvelle-Écosse exigent d’abord que l’employeur détienne un certificat d’enregistrement provincial, avec ses propres frais et son propre délai.

Deux vérifications distinctes, et chacune peut arrêter une étude d’impact sur le marché du travail avant même qu’elle ne soit évaluée.

Quatre vérifications du lieu avant d’afficher le poste

6%Zones de refusAucune EIMT à bas salaire dans les villes où le chômage est de 6 % ou plus. La liste change tous les 3 mois.
10%Plafond pour les bas salairesPar lieu de travail. 20 % dans la construction, la fabrication d’aliments et les soins de santé.
Colombie-Britannique · Manitoba · Saskatchewan · Nouvelle-ÉcosseCertificat provincial d’abordSans lui, la demande est incomplète.
QuébecDeux dépôts, en françaisLes emplois de plus de 30 jours vont à Service Canada et au MIFI en même temps.
Immigration ProsSource : EDSC · Galo Castillo, CRIC · CICC R408519

Trois de ces quatre vérifications se décident par une carte, pas par votre entreprise.

Le même emploi, au même salaire, offert par la même entreprise, peut être admissible dans une ville et refusé dans la ville voisine.

Le lieu de travail se trouve-t-il dans une zone de refus ?

Depuis le 26 septembre 2024, Emploi et Développement social Canada (EDSC) refuse de traiter les demandes d’EIMT à bas salaire — celles dont le salaire offert est inférieur au seuil horaire provincial — dans les villes où le taux de chômage est de 6 % ou plus. Par « ville », on entend ici une région métropolitaine de recensement : une grande ville et les municipalités qui l’entourent, selon les limites établies par Statistique Canada. La liste est mise à jour tous les trois mois et couvre la plupart des grandes villes canadiennes.

Certains postes sont exemptés de ce refus, même dans une ville touchée :

Les professions de l’agriculture primaire.
La construction, la fabrication d’aliments, les hôpitaux, ainsi que les établissements de soins infirmiers et de soins pour bénéficiaires internes. Emploi et Développement social Canada les repère par leurs codes du Système de classification des industries de l’Amérique du Nord (SCIAN) : 23, 311, 622 et 623.
Certaines professions d’aidants familiaux.
Les demandes qui appuient uniquement la résidence permanente.
Les postes courts de 120 jours ou moins, véritablement temporaires ou très mobiles.

Une seconde restriction s’applique où que se trouve l’emploi. Il existe un plafond de 10 % pour la proportion de travailleurs étrangers temporaires occupant des postes à bas salaire à un même lieu de travail, qui passe à 20 % dans la construction, la fabrication d’aliments, les hôpitaux, les soins infirmiers et les soins pour bénéficiaires internes, ainsi que certains postes d’aidants familiaux à domicile. Quatre types de postes ne comptent pas du tout dans ce plafond : les soins prodigués dans un établissement de santé, l’agriculture primaire à la ferme, les postes de 120 jours ou moins et les postes saisonniers de 270 jours ou moins.

Avez-vous besoin d’un certificat d’enregistrement provincial ?

Si vous embauchez en Colombie-Britannique, au Manitoba, en Saskatchewan ou en Nouvelle-Écosse, vous devez obtenir d’abord le certificat d’enregistrement provincial de l’employeur, et en joindre une copie — ou la preuve d’une exemption — à la demande d’EIMT. Le libellé d’EDSC ne laisse aucune marge : la demande « sera considérée comme incomplète si elle est soumise sans la documentation requise ».

Le traitement provincial suit son propre calendrier et ne se déduit pas du délai fédéral. Dans ces quatre provinces, c’est là que le projet commence.

Un refus pour une ville restreinte et un renvoi pour un certificat provincial manquant se ressemblent exactement de votre côté : la période d’affichage et les mois qui la précèdent sont perdus dans les deux cas. L’argent est la part que vous récupérez : EDSC indique qu’il ne facture pas les frais de 1 000 CAD lorsqu’il doit refuser de traiter une demande. C’est aussi la part la moins utile, car le poste reste à pourvoir et le recrutement repart de zéro. La liste des villes restreintes est redessinée tous les trois mois, de sorte qu’un lieu qui convenait pour votre dernière embauche peut ne plus convenir pour celle-ci. Parlez à un CRIC autorisé

Combien de temps devez-vous afficher le poste ?

Avant de déposer une étude d’impact sur le marché du travail, vous devez afficher le poste : quatre semaines consécutives pour un poste à salaire élevé et huit pour un poste à bas salaire, dans les trois mois précédant la demande. L’affichage doit être terminé au moment du dépôt de la demande, et non encore en cours en parallèle. Les postes à salaire élevé exigent au moins trois activités de recrutement au total, les postes à bas salaire au moins quatre, dont une démarche ciblée auprès des jeunes.

L’affichage est le test du marché du travail lui-même, et la partie que les employeurs entament trop tard. Guichet-Emplois, le site national d’emplois, est obligatoire dans les deux volets. Au moins une activité doit rester en ligne jusqu’à ce qu’Emploi et Développement social Canada (EDSC) rende sa décision. Postuler directement — le bouton qui permet à un chercheur d’emploi de postuler par Guichet-Emplois — doit rester activé, et ces candidatures doivent être examinées. Jumelage d’emplois note l’adéquation de chaque chercheur d’emploi avec votre offre, de une à cinq étoiles ; vous devez inviter ceux dont la cote dépasse un seuil établi. Les dossiers sont conservés pendant six ans.

C’est sur la preuve acceptée par EDSC que les demandes échouent. Il exige une copie de l’annonce indiquant où, quand et pendant combien de temps le poste a été affiché ; des éléments montrant que les canaux rejoignent un public ayant la scolarité et l’expérience requises par la profession ; et une facture pour toute autre activité de recrutement. « Nous l’avons publié sur notre propre site Web » est la version qui échoue. Vous devez aussi expliquer pourquoi chaque candidat canadien ne convenait pas.

C’est l’étape qu’EDSC examine de plus près, et celle sur laquelle vous ne pouvez plus rien au moment où il le fait. Le classement salarial, le libellé de la description de poste et le choix des canaux sont tous réglés avant la première publication, et les trois sont évalués des mois plus tard.

De quels documents une demande d’EIMT a-t-elle besoin ?

Une demande d’étude d’impact sur le marché du travail exige quatre éléments : la preuve que l’entreprise est réelle et exerce activement ses activités, le contrat de travail signé, les preuves de votre recrutement et — pour les postes à salaire élevé — un plan de transition. Ce plan est votre engagement écrit à recruter et à former des Canadiens pour le poste au fil du temps. Emploi et Développement social Canada décide de ce qui constitue une preuve pour chacun. Un dossier auquel il manque un élément n’est pas évalué plus lentement : il est renvoyé comme incomplet.

Les exigences de l’EIMT pour les employeurs sont en grande partie documentaires et se répartissent en trois groupes : la preuve que l’entreprise est réelle, les documents propres à votre secteur et les engagements que vous prenez à l’égard du poste lui-même. Les documents qui s’appliquent dépendent de la structure de votre entreprise et de ce que vous avez déposé auparavant. Mais aucun de ceux qui s’appliquent n’est facultatif. Emploi et Développement social Canada (EDSC) renvoie comme incomplète toute demande d’étude d’impact sur le marché du travail à laquelle il en manque un seul, et le recrutement qui la précède doit être refait.

Prouvez que l’entreprise est réelle

Il suffit qu’il en manque un pour que le dossier soit incomplet, alors que les frais sont déjà dépensés.

Licence d’entrepriseLa licence municipale la plus récente
Sommaire T4Rémunération et retenues déclarées
T2SCH100 + T2SCH125Bilan et état des résultats
PD7AÉtat des retenues sur la paie
Depuis le 28 oct. 2024Les lettres de comptables ou d’avocats ne sont plus acceptées.
Contrat de travailSigné par les deux parties, au plus tard le premier jour.
Immigration ProsSource : EDSC · Galo Castillo, CRIC · CICC R408519

Chaque document de cette liste existe déjà.

Le travail consiste à retrouver la version la plus récente de chacun et à vérifier qu’elle correspond à ce que l’Agence du revenu du Canada a au dossier ; une divergence donne l’impression d’une entreprise qui n’est pas ce qu’elle prétend être.

Documents attestant la légitimité de l’entreprise pour l’EIMT

Chaque employeur doit démontrer que l’entreprise et l’offre d’emploi sont réelles. Presque rien ici n’est de la paperasse nouvelle : il s’agit de ce que vous déposez déjà chaque année auprès de l’Agence du revenu du Canada :

Votre licence d’entreprise municipale la plus récente.
Sommaire T4 — la rémunération totale et les retenues que vous avez déclarées pour vos employés.
T2SCH100 et T2SCH125 — votre bilan et votre état des résultats.
PD7A — l’état de compte des retenues que vous versez à l’ARC à chaque paie.
Un formulaire de plus, selon la structure de l’entreprise : T2042 pour une ferme, T2125 pour une entreprise individuelle ou une société de personnes, T3010 pour un organisme de bienfaisance enregistré, ou T5013SCH1 pour une société de personnes qui produit sa propre déclaration.

Certains secteurs ont des ajouts obligatoires. Les demandes dans le transport routier exigent toujours le rapport de profil de transporteur ou de profil public à jour, le certificat du Code national de sécurité et l’assurance à jour de la flotte. Les demandes pour des navires étrangers exigent la lettre d’autorisation délivrée en vertu de la Loi sur le cabotage, la loi qui régit les navires étrangers travaillant dans les eaux canadiennes. Les ménages privés qui embauchent un aidant ne déposent pas de documents d’entreprise. Ils fournissent une preuve d’adresse et leur avis de cotisation le plus récent — le sommaire que l’Agence du revenu du Canada renvoie après une déclaration de revenus personnelle.

Un changement qui piège les employeurs qui reviennent

Depuis le 28 octobre 2024, EDSC n’accepte plus les attestations de comptables professionnels ou d’avocats comme preuve de la légitimité de l’entreprise. Si votre dernière EIMT reposait sur l’une d’elles, le dossier que vous comptez réutiliser ne fonctionnera pas cette fois.

Un dossier monté selon les anciennes règles risque d’être traité comme incomplet plutôt que comme partiel — et cette réponse a tendance à arriver après la fermeture de la période d’affichage.

Le contrat de travail

Vous ne soumettez pas de copie avec l’EIMT. Ce à quoi vous vous engagez, c’est à remettre au travailleur un contrat complet et signé au plus tard son premier jour de travail. Il doit couvrir la même profession, les mêmes salaires et les mêmes conditions de travail que l’offre, être rédigé en anglais ou en français selon la préférence du travailleur et être signé par vous deux.

EDSC publie des modèles par volet — EMP5711 pour le salaire élevé, ESDC-EMP5712 pour le bas salaire, EMP5710 pour l’agriculture primaire, EMP5713 pour le Volet des talents mondiaux et EMP5715 pour les aidants familiaux à domicile. Vous pouvez utiliser votre propre document, à condition qu’il contienne tout ce qui est exigé.

Le plan de transition — salaire élevé seulement

Un plan de transition est votre engagement écrit à réduire votre dépendance au Programme des travailleurs étrangers temporaires : les activités que vous acceptez d’entreprendre pour recruter, fidéliser et former des Canadiens et des résidents permanents pour ce poste. Un poste est à salaire élevé lorsque le salaire offert est égal ou supérieur au seuil horaire de la province, et à bas salaire lorsqu’il lui est inférieur. Pour les postes à salaire élevé, un plan de transition est obligatoire et doit rester valide pendant toute la durée de l’emploi du travailleur. Si vous n’en avez jamais soumis, vous le remplissez dans le formulaire de demande à salaire élevé. Si vous en avez déjà soumis un pour le même poste, vous faites état de ce qui est ressorti de ces engagements antérieurs. Un nombre limité d’exemptions existe, notamment pour les aidants familiaux à domicile et les fournisseurs de soins de santé, les postes agricoles saisonniers et certains postes à durée limitée. Les demandes à bas salaire n’exigent aucun plan de transition.

Les documents qui s’appliquent dépendent de la structure de votre entreprise et de ce que vous avez déposé la dernière fois, et un dossier réutilisé d’une EIMT précédente est celui qui risque le plus d’être renvoyé comme incomplet.

Comment présenter une demande d’EIMT et payer ?

Une étude d’impact sur le marché du travail se présente par le portail EIMT en ligne, auquel on se connecte avec le compte d’employeur de Guichet-Emplois, le site national d’emplois du gouvernement du Canada. Trois éléments doivent exister au préalable : un numéro de compte de retenues sur la paie rattaché à votre numéro d’entreprise de l’Agence du revenu du Canada, votre propre compte Guichet-Emplois, et l’entreprise enregistrée dans Guichet-Emplois. Les frais de traitement se paient par poste au moment du dépôt.

EIMT en ligne est l’endroit où une étude d’impact sur le marché du travail est réellement déposée. Emploi et Développement social Canada (EDSC) le décrit comme « un portail en ligne fiable et sécurisé » qui permet aux employeurs canadiens et à leurs représentants d’envoyer électroniquement leurs demandes d’EIMT à Service Canada. Vous pouvez y préparer une demande avant de la soumettre, téléverser des documents, payer, suivre l’état du dossier en temps réel, lire la correspondance et les lettres de décision de Service Canada, et copier une demande antérieure dans une nouvelle.

Ce qu’il vous faut avant de vous connecter

Un numéro de compte de retenues sur la paie rattaché au numéro d’entreprise délivré par l’Agence du revenu du Canada — le même numéro que l’entreprise utilise déjà pour les retenues sur la paie.
Votre propre compte d’utilisateur Guichet-Emplois, ainsi que l’entreprise enregistrée dans Guichet-Emplois.
Si un représentant tiers présente la demande pour vous : vous devez tous deux avoir un compte personnel Guichet-Emplois, et vous devez tous deux être ajoutés à la section « Utilisateurs » du dossier de l’employeur. La personne qui gère le dossier peut ajouter directement des utilisateurs.

Présenter la demande dans EIMT en ligne

Avant de vous connecter, il vous faut un compte de retenues sur la paie de l’ARC et l’entreprise enregistrée dans Guichet-Emplois.

01ConnexionAvec votre identifiant d’employeur Guichet-Emplois
02Remplir le formulaireÀ partir du tableau de bord de l’employeur
03Téléverser les documentsPDF, RTF, TXT ou JPG, 6 Mo chacun
04Payer 1 000 CADPar poste. Non remboursés en cas de refus

Il n’y a pas de bouton de modification. Après le dépôt, toute correction passe par Service Canada.

Immigration ProsSource : EDSC · Galo Castillo, CRIC · CICC R408519

La configuration des comptes est ce qui surprend les gens.

L’enregistrement de l’entreprise dans Guichet-Emplois n’est pas instantané, et il doit être terminé avant même que la demande puisse être commencée.

Les quatre étapes du dépôt

Étape 1

Connexion

Utilisez les mêmes identifiants que pour votre compte Guichet-Emplois pour les employeurs.

Étape 2

Créer, remplir et soumettre la demande

À partir du tableau de bord de l’employeur.

Étape 3

Téléverser les documents justificatifs

PDF, RTF, TXT ou JPG, jusqu’à 6 Mo chacun — divisez tout fichier plus volumineux. Le nombre de documents n’est pas limité. Ne téléversez pas de numéros d’assurance sociale, de renseignements bancaires ni de numéros de passeport.

Étape 4

Payer les frais de traitement

1 000 CAD pour chaque poste demandé. Visa, MasterCard, American Express, ou un chèque certifié, un mandat ou une traite bancaire payable au receveur général du Canada.

Que se passe-t-il après le dépôt de la demande ?

Une fois qu’une étude d’impact sur le marché du travail est déposée, elle est confiée à un agent d’Emploi et Développement social Canada, et au moins une de vos activités de recrutement doit rester en ligne jusqu’à l’arrivée de la décision. Attendez-vous à une entrevue téléphonique. Répondez à partir des mêmes dossiers que ceux que vous avez déposés : l’agent vérifie la demande par rapport à ce que vous avez soumis, pas par rapport à un nouveau récit.

Service Canada vérifie si vous avez satisfait à toutes les exigences du programme d’étude d’impact sur le marché du travail. Puis, selon les mots d’Emploi et Développement social Canada (EDSC), « vous recevrez une EIMT négative ou positive sous forme de lettre ».

Cinq éléments sont examinés :

Si vous êtes admissible à participer au programme.
Si l’offre d’emploi est conforme aux ententes fédérales, provinciales ou territoriales.
Si l’offre est authentique. Ce sont quatre vérifications en une : vous exploitez activement l’entreprise, le poste correspond aux besoins de l’entreprise, vous pouvez offrir ce que l’offre promet et vous respectez le droit du travail.
Si l’exigence linguistique ne mentionne que l’anglais ou le français.
Quel effet l’embauche aurait sur le marché du travail — jugé selon les salaires et les conditions de travail offerts, et selon le recrutement réellement mené.

À ce stade, il reste peu de choses à modifier. Les cinq vérifications regardent en arrière, vers des décisions prises des semaines ou des mois avant le dépôt du dossier — c’est pourquoi l’évaluation n’est pas le moment de commencer à chercher des conseils.

Le ministère détient aussi un pouvoir qui surprend les employeurs qui le découvrent pour la première fois. Il peut suspendre temporairement le traitement lorsqu’il y a lieu de soupçonner un manquement qui mettrait gravement en danger la santé ou la sécurité d’un travailleur. La suspension est levée une fois qu’il est démontré que la préoccupation est sans fondement ou qu’elle est réglée.

Combien coûte une EIMT au-delà des frais de traitement ?

Les frais de traitement de l’étude d’impact sur le marché du travail sont exigés pour chaque poste demandé, et ils constituent la plus petite partie du coût. Quatre autres coûts se rattachent à la même demande : l’affichage, sur au moins trois canaux ; l’enregistrement provincial, en Colombie-Britannique, au Manitoba, en Saskatchewan et en Nouvelle-Écosse ; le transport et le logement, pour les postes à bas salaire ; et des honoraires professionnels, si vous recourez à un représentant. Rien de tout cela ne peut être facturé au travailleur.

Rien de tout cela ne peut être facturé au travailleur. Le libellé d’Emploi et Développement social Canada est court et sans appel : les frais de traitement « ne peuvent pas être payés par les travailleurs étrangers temporaires ni leur être recouvrés ». Cela va plus loin que les frais eux-mêmes. Ni vous ni quiconque recrute en votre nom ne pouvez exiger ni recouvrer de frais de recrutement, directement ou indirectement, et vous ne pouvez pas répercuter le coût de votre propre représentant rémunéré.

« Directement ou indirectement » est rédigé pour couvrir les versions créatives : un dépôt, une retenue sur les premières paies, un paiement acheminé par l’entreprise d’un proche, des « frais de formation », des « frais de documentation ». Rebaptiser des frais n’en change pas la nature, et c’est l’une des conditions sur lesquelles vous pouvez être inspecté pendant six ans.

De tous les chiffres de cette page, les frais sont le petit. Ce qui coûte cher dans une EIMT ratée, ce sont les quatre mois, et la date de début qui se décale avec eux.

Les frais sont le seul chiffre fixe. Le reste dépend du volet, de la province et du nombre de postes à pourvoir, et tout peut être calculé avant de vous engager dans quoi que ce soit. Voir comment nous traitons votre EIMT

Combien de temps prend une EIMT ?

La durée d’une étude d’impact sur le marché du travail dépend presque entièrement de son volet — la catégorie sous laquelle elle est déposée, déterminée par le salaire et le type de travail. Emploi et Développement social Canada a publié ces moyennes pour septembre 2026 : 7 jours ouvrables pour le Programme des travailleurs agricoles saisonniers, 10 pour le Volet des talents mondiaux, 82 pour le bas salaire, 90 pour le salaire élevé et 156 pour le volet de la résidence permanente.

Données d’EDSC pour septembre 2026, publiées le 10 septembre 2026

Données d’EDSC pour septembre 2026

Le volet détermine l’attente

Délai moyen de traitement en jours ouvrables — moyennes de dossiers déjà tranchés, et non des maximums.

Agricole saisonnierPTAS6 environ 1 semaine
Volet des talents mondiaux10 environ 2 semaines
Volet de l’agriculture25 environ 5 semaines
Bas salairesous le seuil82 environ 4 mois
Salaire élevéau seuil ou au-dessus90 environ 4½ mois
Résidence permanente156 environ 8 mois

La plupart des employeurs relèvent du volet à bas salaire ou à salaire élevé. Le seuil de salaire horaire de votre province détermine lequel des deux s’applique.

Immigration ProsSource : EDSC · Révisé par Galo Castillo, CRIC · CICC R408519
Information générale, et non un avis juridique.

L’écart est justement ce qui compte.

Entre le volet le plus rapide et le plus lent, il y a un facteur de vingt-six. L’employeur ne choisit pas lequel s’applique : le salaire et le type de travail le décident.

VoletMoyenne · En gros, en temps calendaire
Programme des travailleurs agricoles saisonniers
Moyenne, en jours ouvrables :
6
En gros, en temps calendaire :
Un peu plus d’une semaine
Volet des talents mondiaux
Moyenne, en jours ouvrables :
10
En gros, en temps calendaire :
Deux semaines
Volet de l’agriculture
Moyenne, en jours ouvrables :
25
En gros, en temps calendaire :
Environ cinq semaines
Bas salaire
Moyenne, en jours ouvrables :
82
En gros, en temps calendaire :
Environ quatre mois
Salaire élevé
Moyenne, en jours ouvrables :
90
En gros, en temps calendaire :
Environ quatre mois et demi
Volet de la résidence permanente
Moyenne, en jours ouvrables :
156
En gros, en temps calendaire :
Environ huit mois

Lisez ces chiffres avec deux réserves. Ce sont des moyennes pour des demandes complètes, et des renseignements ou des documents manquants peuvent faire dépasser largement ces délais. Et l’horloge s’arrête à la délivrance de la lettre, moment où commence l’attente propre du travailleur, mesurée par rapport à la norme de service de 60 jours d’Immigration, Réfugiés et Citoyenneté Canada pour les demandes présentées à l’extérieur du Canada.

La période d’affichage précède tout cela et n’est comptée dans aucun de ces chiffres. Un poste à bas salaire, c’est huit semaines de recrutement plus environ quatre mois de traitement avant que quiconque puisse commencer.

L’essentiel de votre échéancier est fixé avant le dépôt.

Le volet, le classement salarial, le lieu de travail et la forme de l’affichage sont tous réglés avant que quoi que ce soit ne soit déposé. C’est ce qui distingue un dossier de dix jours d’un dossier de dix mois.

Quand un dossier est lent, les décisions qui l’ont ralenti remontent à des mois.

Partir sur le bon volet

Quelle EIMT est tranchée en 10 jours ouvrables ?

Une étude d’impact sur le marché du travail déposée dans le cadre du Volet des talents mondiaux est tranchée en environ 9 jours ouvrables, contre quatre-vingt-dix pour une demande à salaire élevé, et elle n’exige aucun affichage. En échange, vous déposez un plan sur les avantages relatifs au marché du travail — un engagement à créer des emplois ou à investir dans la formation pour des Canadiens — qu’Emploi et Développement social Canada examine chaque année. Hors agriculture saisonnière, c’est la seule voie vraiment rapide.

Relisez le tableau ci-dessus. Un volet est tranché en 9 jours ouvrables là où le salaire élevé en prend quatre-vingt-dix. C’est le Volet des talents mondiaux, et hors agriculture saisonnière, c’est la seule voie vraiment rapide ouverte à un employeur ordinaire. Il est aussi assez étroit pour que la plupart des employeurs qui lisent ces lignes n’y soient pas admissibles — ce qui vaut mieux apprendre en un après-midi qu’en quatre mois.

Vous trouverez encore des pages qui décrivent une « norme de service de 10 jours » pour les métiers spécialisés, pour les 10 % des salariés les mieux payés, ou pour les emplois de 120 jours ou moins. C’était un engagement annoncé en 2014. Il ne figure dans aucune directive actuelle d’EDSC ni dans aucun tableau actuel des délais de traitement. Considérez-le comme de l’histoire, pas comme un plan.

Exigences du Volet des talents mondiaux publiées par EDSC, page modifiée pour la dernière fois le 16 septembre 2026

Dans quelle catégorie vous situeriez-vous

Catégorie A · Catégorie B
Comment y accéder
Catégorie A :
Un partenaire de référence désigné doit vous recommander. Sans le formulaire de recommandation, la demande est traitée comme incomplète.
Catégorie B :
Aucune recommandation requise. Le poste doit figurer sur la Liste des professions des talents mondiaux d’EDSC.
À qui il s’adresse
Catégorie A :
Les entreprises exerçant leurs activités au Canada, axées sur l’innovation et capables de croître, qui pourvoient un poste qu’EDSC reconnaît comme unique et spécialisé.
Catégorie B :
Tout employeur qui embauche pour une profession en demande figurant sur la liste — surtout les logiciels, les données, la cybersécurité, le génie et la conception de médias spécialisés.
Plancher salarial
Catégorie A :
38,46 $ l’heure ou 80 000 $ par an pour les deux premiers postes ; 72,11 $ l’heure ou 150 000 $ au-delà.
Catégorie B :
Un plancher fixe pour certaines professions de la liste, le salaire courant pour les autres.
Nombre de postes
Catégorie A :
En général un ou deux par an et par entreprise.
Catégorie B :
Aucun plafond indiqué.

Ce à quoi vous renoncez en échange

Aucune exigence d’affichage. C’est la partie qui change vraiment l’échéancier. EDSC n’impose aucun recrutement minimal pour le Volet des talents mondiaux, de sorte que les quatre ou huit semaines qui précèdent toute autre demande n’existent tout simplement pas. Combinez cela à une décision en dix jours, et un dossier qui aurait pris quatre mois peut en prendre trois semaines.

Un plan sur les avantages relatifs au marché du travail prend sa place. L’affichage est remplacé par un engagement. Les employeurs de la catégorie A s’engagent à créer des emplois pour des Canadiens et des résidents permanents ; ceux de la catégorie B s’engagent à accroître les investissements en compétences et en formation à leur intention. En plus de cet avantage obligatoire, vous choisissez au moins deux avantages complémentaires, chacun appuyé par au moins une activité concrète.

Et EDSC le vérifie chaque année. Les progrès par rapport au plan sont examinés annuellement. L’employeur qui ne tient pas ses engagements reçoit une décision négative pour ses demandes futures pendant deux ans — une obligation qui survit au permis de travail qu’elle a permis d’obtenir.

Le Volet des talents mondiaux troque une campagne d’affichage contre un engagement pluriannuel. C’est plus rapide, pas plus léger.

Tout le reste fonctionne comme ailleurs dans le programme. Le salaire est le plus élevé entre le salaire médian régional dans Guichet-Emplois, ce que vous payez déjà aux personnes qui font ce travail et tout plancher rattaché à la profession — en ne comptant que les salaires garantis, pas les heures supplémentaires, les pourboires, les primes ni les commissions. Les frais sont les mêmes, et tout aussi non remboursables.

Savoir si un poste relève de la catégorie A, de la catégorie B ou d’aucune des deux ressort généralement de la description de poste et du salaire.

Que se passe-t-il une fois l’EIMT approuvée ?

Une fois qu’une étude d’impact sur le marché du travail est approuvée, vous recevez une lettre de décision accompagnée de deux annexes. L’Annexe A présente les détails de l’emploi et appartient au travailleur ; l’Annexe B est votre propre copie pour le dossier. Vous remettez au travailleur la lettre et l’Annexe A, et il présente à Immigration, Réfugiés et Citoyenneté Canada sa demande de permis de travail. Rien dans l’embauche n’avance tant qu’il ne l’a pas fait.

Une fois que vous avez une EIMT approuvée — une étude d’impact sur le marché du travail positive — l’étape suivante n’est pas le poste : c’est de remettre les bons documents au travailleur pour qu’il puisse demander son permis. L’approbation s’accompagne d’obligations qui commencent immédiatement, et d’un détail que la plupart des guides se trompent à rapporter.

Remettez au travailleur une copie de la lettre d’EIMT et de l’Annexe A. Son nom complet est Annexe A – Détails de l’emploi, et le travailleur a besoin des deux documents pour sa demande de permis de travail.
Gardez l’Annexe B pour vous. Emploi et Développement social Canada est explicite : l’Annexe B est réservée aux dossiers de l’employeur et ne doit pas être communiquée au travailleur, pour des raisons de confidentialité.
Faites signer le contrat de travail et assurez-vous que le travailleur en a une copie signée par les deux parties, dans la langue officielle de son choix, avant son premier jour ou le jour même.
Dites au travailleur de présenter sa demande avant l’expiration de l’EIMT. Une EIMT positive est valide jusqu’à six mois, et cette date est la limite pour que le travailleur dépose sa demande de permis de travail, et non pour qu’il arrive. S’il la manque, vous devez généralement déposer une nouvelle demande d’EIMT et payer de nouveau les frais de 1 000 CAD — une échéance qui passe en silence, car rien ne vous avertit qu’elle approche.
Signalez toute erreur dans l’EIMT ou ses annexes au centre de traitement de Service Canada.

L’approbation est un passage de relais, pas une ligne d’arrivée. Un travailleur qui arrive sans l’Annexe A ne peut pas déposer sa demande de permis, et un contrat de travail signé après le premier jour constitue un manquement consigné dès ce jour — deux erreurs qui ne coûtent rien à éviter et qu’on ne peut plus corriger ensuite.

Pendant combien de temps une EIMT positive est-elle valide ?

Une étude d’impact sur le marché du travail qui revient positive — c’est-à-dire approuvée — est valide jusqu’à six mois. Cette date est la limite pour que le travailleur dépose sa demande de permis de travail, et non pour qu’il arrive au Canada. S’il la manque, l’évaluation n’est plus valide et vous recommencez : nouvelle période d’affichage, nouvelle demande, nouveaux frais.

Une étude d’impact sur le marché du travail positive est valide jusqu’à six mois après sa délivrance. Ce que cette date signifie est plus étroit qu’il n’y paraît, et il faut être précis, car l’argent en jeu est le vôtre.

Six mois pour déposer, pas pour arriver

Le travailleur doit présenter sa demande de permis de travail avant l’expiration de l’EIMT. L’emploi peut commencer plus tard.

DossiersTraductionsExamen médical, peut ajouter 3 moisDonnées biométriques
Lettre délivréeMois 6 · expiration
Remettre au travailleurLa lettre + l’Annexe AIRCC exige les deux
À garder pour vousAnnexe BPour vos dossiers, par souci de confidentialité

Manquez la date et vous recommencez : nouvelles annonces, nouvelle demande, nouveaux frais de 1 000 CAD.

Immigration ProsSource : EDSC · Galo Castillo, CRIC · CICC R408519

L’horloge appartient au travailleur ; l’argent est le vôtre.

Rien dans le processus ne vous avertit que cette date approche.

La date d’expiration est la date à laquelle le travailleur doit avoir présenté sa demande de permis de travail. Ce n’est pas la date à laquelle l’emploi doit commencer — l’emploi peut débuter après l’expiration de l’EIMT. Ce qui ne peut pas se produire après cette date, c’est le dépôt.

Si le travailleur n’a pas présenté sa demande d’ici là, l’EIMT n’est plus valide et vous en demandez une nouvelle : nouvelle période d’affichage, nouvelle demande, nouveaux frais de 1 000 CAD. Six mois semblent généreux jusqu’à ce qu’on compte ce qui doit y tenir du côté du travailleur — commander des documents d’état civil à l’étranger, des traductions certifiées, un examen médical qui peut ajouter trois mois et un rendez-vous pour les données biométriques.

La chose la moins chère que vous puissiez faire après l’approbation.

Inscrivez la date d’expiration dans un calendrier le jour où la lettre arrive, et faites le point avec le travailleur à mi-parcours. La plupart des EIMT expirées ne sont pas causées par un problème — elles le sont parce que chaque partie suppose que l’autre surveille la date.

Six mois constituent toute la fenêtre, et la majeure partie appartient au travailleur : documents d’état civil commandés à l’étranger, traductions certifiées, examen médical qui peut ajouter trois mois, rendez-vous pour les données biométriques. L’employeur qui ne vérifie qu’au cinquième mois vérifie trop tard.

Peut-on modifier ou retirer une demande d’EIMT ?

Certains détails d’une étude d’impact sur le marché du travail déjà déposée peuvent être modifiés ; le volet sous lequel elle a été déposée, non. Pour changer de volet, vous retirez la demande et vous la présentez de nouveau, et les frais de traitement ne sont ni remboursés ni transférés. La désignation du travailleur suit ses propres règles : une demande sans nom — déposée avant que vous n’ayez choisi la personne — doit être complétée plus tard avec ses renseignements.

Une étude d’impact sur le marché du travail peut être corrigée, retirée ou modifiée, mais ce qui est possible dépend de l’état d’avancement du dossier.

Tant que la demande est en cours : communiquez avec le centre de traitement de Service Canada ou avec le Centre de contact des employeurs pour la modifier. Il n’existe aucune modification en libre-service dans le portail, et une erreur non corrigée crée des retards.

Pour changer de volet : vous devez retirer la demande et la présenter de nouveau sous le nouveau volet. Les frais ne sont pas remboursés et ne peuvent pas être transférés — un volet mal choisi au départ coûte un second paiement de 1 000 CAD.

Pour ajouter, retirer ou modifier des noms sur une EIMT délivrée : envoyez une Demande d’ajout ou de retrait d’un nom sur une EIMT (ESDC-EMP5661) dûment remplie au centre de traitement qui a traité le dossier. Elle doit arriver au moins 15 jours ouvrables avant la date d’expiration de l’EIMT, et pour dix noms ou moins, vous pouvez plutôt appeler le Centre de contact des employeurs.

Certains dossiers ne peuvent pas être modifiés du tout. C’est le cas des demandes de résidence permanente et de celles déposées selon l’intention double, c’est-à-dire lorsque la même demande appuie à la fois une demande de résidence permanente et un permis de travail. Les noms ne peuvent pas non plus être modifiés dans le cadre du Programme des travailleurs agricoles saisonniers, une fois le permis de travail demandé ou délivré, ou après l’expiration de l’EIMT.

Si les conditions d’emploi changent après l’approbation, agissez immédiatement. La position d’Emploi et Développement social Canada (EDSC) est que, s’il n’a pas de copie des changements, vous êtes tenu responsable de ce qui figure au dossier.

Aucune règle publiée ne régit une nouvelle demande après une EIMT négative — pas de délai d’attente, pas d’appel. La seule conséquence indiquée est que les frais sont perdus.

Choisir le mauvais volet coûte un second paiement de 1 000 CAD. Si votre dossier a été renvoyé, nous vous aidons à le redéposer.

Qu’est-ce qui diffère pour l’embauche au Québec ?

Le Québec applique un processus conjoint pour l’étude d’impact sur le marché du travail. Vous déposez la même demande deux fois — auprès du gouvernement fédéral et auprès du ministère de l’Immigration du Québec — et les deux doivent donner leur accord avant que l’embauche ne se poursuive. Un dossier qui n’arrive qu’à l’un des deux se ferme de lui-même : les deux gouvernements ne vérifient pas mutuellement leurs dépôts, et rien ne vous avertit qu’il manque l’autre moitié.

Le Québec applique un processus parallèle pour l’étude d’impact sur le marché du travail, et se tromper ne ralentit pas la demande — cela la ferme.

Pour les postes de plus de 30 jours consécutifs, la demande doit être soumise en même temps à Service Canada et au ministère de l’Immigration du Québec, le ministère de l’Immigration, de la Francisation et de l’Intégration — le MIFI. L’avertissement d’Emploi et Développement social Canada (EDSC) est sans détour : ne pas le faire « empêchera le traitement de votre demande et entraînera sa fermeture. Aucun remboursement des frais de traitement ne sera effectué ».

Étape 1

Déposer auprès d’EDSC

Remplissez la demande dans EIMT en ligne avec tous les documents requis.

Étape 2

Déposer auprès du MIFI

Soumettez une copie en français de la même demande, avec les documents justificatifs, dans le format exigé par la province. Toutes les demandes au Québec doivent être en français.

Étape 3

Recevoir la confirmation conjointe

Une fois que les deux approuvent, vous recevez une lettre de confirmation conjointe EDSC/MIFI — et non une lettre d’EIMT ordinaire — accompagnée du Certificat d’acceptation du Québec, le CAQ.

Étape 4

Remettre les documents

Remettez au travailleur une copie du CAQ avec la lettre de confirmation, puis dites-lui de présenter sa demande de permis de travail.

Rien ne vous avertit qu’il manque une moitié. Les deux gouvernements ne vérifient pas mutuellement leurs dépôts : un dossier qui n’arrive qu’à Service Canada se ferme de lui-même, alors que les frais de 1 000 CAD sont déjà dépensés.

Une restriction en vigueur à vérifier avant de vous engager : jusqu’au 31 décembre 2026, les demandes ne sont pas traitées pour les postes à Montréal et à Laval rémunérés sous le seuil de salaire horaire du Québec, avec des exemptions pour l’agriculture, la construction, la fabrication d’aliments, l’éducation, les soins de santé et certains postes d’aidants familiaux à domicile désignés. Des mesures comme celle-ci sont temporaires et méritent d’être revérifiées le jour du dépôt.

Deux gouvernements, deux dépôts, et aucun avis si l’un des deux manque. Les employeurs qui déposent au Québec pour la première fois sont ceux qui s’en aperçoivent souvent des mois plus tard.

À quoi vous engagez-vous après l’entrée en fonction du travailleur ?

Tout ce que vous avez promis dans l’étude d’impact sur le marché du travail devient un ensemble de conditions auxquelles vous pouvez être tenu : le salaire, les heures, la profession et le lieu de travail exactement tels que déposés. Emploi et Développement social Canada peut inspecter à l’égard de ces conditions pendant six ans après le premier jour du travailleur, avec ou sans préavis, et vos dossiers de recrutement et de paie doivent être disponibles pendant toute cette période.

Une étude d’impact sur le marché du travail n’est pas une transaction qui se termine lorsque le travailleur commence. C’est un ensemble de conditions à l’égard desquelles vous pouvez être inspecté, et le régime d’inspection est bien réel.

Emploi et Développement social Canada (EDSC) peut inspecter sur place ou virtuellement, avec ou sans préavis, jusqu’à six ans après le premier jour du travailleur, en vérifiant 29 conditions énoncées dans la réglementation en matière d’immigration. Vous devez conserver chaque document justificatif pendant ces mêmes six ans — y compris les dossiers de recrutement et d’affichage.

Après l’entrée en fonction du travailleur

EDSC peut inspecter sur place ou virtuellement, avec ou sans préavis.

6ans d’inspections possibles
29conditions vérifiées
100 k$amende max. par infraction
1 M$max. par an
Ce qui est le plus vérifiéLe salaire offert et les heures supplémentaires, le contrat signé, l’absence de frais de recrutement facturés au travailleur.
Au-delà de l’amendeEIMT révoquée, nom sur la liste publique, interdiction de participer aux programmes.

Exercice terminé le 31 mars 2026 : 10,2 millions de dollars de pénalités et 30 employeurs interdits.

Immigration ProsSource : EDSC · Galo Castillo, CRIC · CICC R408519

Les inspections ne sont pas déclenchées uniquement par des plaintes.

Elles peuvent arriver sans préavis et remonter jusqu’au premier jour du travailleur, c’est pourquoi la règle des six ans de conservation des dossiers est la vraie obligation.

Les pénalités peuvent atteindre 100 000 $ par infraction, jusqu’à un maximum de 1 million de dollars par an. L’argent n’est pas la seule conséquence. L’EIMT peut être suspendue ou révoquée, le nom de l’entreprise est inscrit sur la liste publique des employeurs non conformes, et l’entreprise peut être exclue des deux programmes fédéraux qui font venir des travailleurs étrangers. Au cours de l’exercice terminé le 31 mars 2026, EDSC a imposé 10,2 millions de dollars en pénalités et interdit 30 employeurs.

Les conditions elles-mêmes n’ont rien d’exotique. Payez ce que l’offre indique, heures supplémentaires comprises. Fournissez le contrat de travail signé au plus tard le premier jour. Ne facturez pas de frais de recrutement au travailleur. Fournissez une assurance maladie privée jusqu’au début de la couverture provinciale, pour les postes à bas salaire — ceux rémunérés sous le seuil horaire provincial. Déployez des efforts raisonnables pour offrir un milieu de travail exempt de mauvais traitements. La plupart des constats de non-conformité relèvent d’une dérive administrative, pas de la mauvaise foi — et c’est précisément pourquoi la règle des six ans de conservation des dossiers compte.

Ce à l’égard de quoi vous êtes inspecté, c’est l’offre d’emploi que vous avez signée, pas le poste tel qu’il a évolué. Un employeur qui n’a jamais eu l’intention de manquer à quoi que ce soit peut quand même échouer à une inspection cinq ans plus tard, parce que le salaire a dérivé ou que le contrat n’a jamais été signé le premier jour.

Les conditions à l’égard desquelles vous pouvez être inspecté sont rédigées avant le dépôt : le salaire, les heures, les tâches et la profession figurant dans l’offre d’emploi. C’est à cette étape qu’elles peuvent encore être ajustées. Faire examiner votre offre d’emploi

Quelles erreurs coûtent le plus de temps aux employeurs ?

Une poignée d’erreurs coûtent le plus de temps dans une étude d’impact sur le marché du travail : afficher trop tard, placer le salaire du mauvais côté du seuil provincial, oublier le certificat d’enregistrement provincial et traiter un poste comme exempté alors qu’il ne l’est pas. Chacune se décide dans les premières semaines et se découvre des mois plus tard, quand la période d’affichage et la date de début sont déjà passées.

Cinq erreurs qui coûtent des mois

« Nous afficherons le poste une fois que le candidat aura accepté. »
Les annonces doivent être terminées avant le dépôt.
« Nous avons choisi le volet le plus rapide. »
Le salaire détermine le volet, pas vous.
« Le certificat provincial peut venir plus tard. »
En Colombie-Britannique, au Manitoba, en Saskatchewan et en Nouvelle-Écosse, le dossier est incomplet sans lui.
« Notre comptable peut se porter garant de l’entreprise. »
Plus depuis le 28 oct. 2024. EDSC exige les dossiers de l’ARC.
« Six mois, c’est amplement de temps. »
C’est la date limite pour déposer le permis, pas pour arriver.
Immigration ProsGalo Castillo, CRIC · CICC R408519 · Ne constitue pas un avis juridique

Rien de tout cela n’est exotique.

Trois des cinq sont des erreurs de calendrier, et chacune est commise par un employeur qui croyait être prudent.

La plupart sont commises dans les deux premières semaines et découvertes au cinquième mois. Aucune ne peut être corrigée une fois l’affichage terminé : le dossier est renvoyé ou refusé, et le recrutement repart de zéro. Une révision avant le dépôt prend quelques jours.

Avez-vous besoin d’un consultant ou d’un avocat ?

Aucun représentant n’est obligatoire : un employeur peut déposer seul une étude d’impact sur le marché du travail. Ce qu’un consultant ou un avocat apporte, c’est une révision des décisions prises avant le dépôt — le volet, la position du salaire par rapport au seuil provincial, le lieu de travail et la forme de l’affichage. Ces quatre éléments sont ce qui cause les décisions négatives, et tous les quatre sont déjà fixés au moment où la demande est évaluée.

Cinq décisions règlent le sort d’une EIMT, et les cinq sont prises avant que la demande n’existe. Aucune ne peut être réparée par la suite, et chacune est l’endroit où un représentant autorisé change ce qui parvient à EDSC. La décision elle-même appartient à EDSC, et aucun représentant ne peut la promettre ni l’accélérer. Ce qu’un représentant peut faire, c’est s’assurer que le dossier qui arrive sur le bureau de l’agent est le plus solide que votre situation permet — ce qui, sur ces cinq points, est l’essentiel de l’enjeu.

Si le poste exige ou non une EIMT. Une part importante des embauches est exemptée. Huit semaines d’affichage pour un poste qui était exempté depuis le début n’achètent rien.
Dans quel volet le poste se classe. Le salaire par rapport au seuil de votre province le décide, pas vous. Si vous vous trompez, vous retirez la demande, vous la redéposez et vous payez 1 000 CAD une deuxième fois.
Si le lieu de travail est admissible ce trimestre. La liste des zones de refus est redessinée tous les trois mois : une ville qui convenait pour votre dernière embauche peut ne plus convenir pour celle-ci.
Si le recrutement que vous avez mené résistera à l’examen. Une annonce ne peut pas être antidatée. Si l’affichage échoue à l’évaluation, les quatre ou huit semaines repartent de zéro.
Si le dossier de l’entreprise respecte les règles telles qu’elles sont aujourd’hui. Depuis le 28 octobre 2024, la lettre d’un comptable n’est plus acceptée : un dossier bâti sur la dernière demande reviendra donc incomplet.

L’arithmétique tranche. Une révision avant le dépôt prend quelques jours. Une décision négative coûte les 1 000 CAD, les quatre ou huit semaines d’affichage et environ quatre mois de votre échéancier d’embauche — et vous recommencez tout. Le temps que la décision négative arrive, les choix qui l’ont causée remontent à trois ou quatre mois, tout comme votre date de début.

Là où un représentant ne change rien : la vitesse de la file d’attente à Emploi et Développement social Canada. Personne ne peut y faire avancer un dossier ni raccourcir la période d’affichage. Quiconque le promet décrit quelque chose que le programme ne permet pas — et il vaut mieux le savoir avant de choisir avec qui travailler.

Personne n’est obligé d’embaucher qui que ce soit. Vous pouvez déposer votre propre étude d’impact sur le marché du travail, et beaucoup d’employeurs le font. Ce qui tranche, c’est si vous voulez que ces cinq jugements soient posés par quelqu’un qui les pose chaque semaine.

Deux règles encadrent l’argent. Vous ne pouvez pas répercuter le coût de votre représentant sur le travailleur, et ce représentant ne peut pas non plus lui réclamer les frais d’EIMT ni les coûts de recrutement. Ce que facture un représentant dépend du cas — combien de postes, quel volet, s’il faut contourner un refus antérieur. Toute soumission donnée avant que quelqu’un ait lu votre situation est un chiffre attaché à rien.

Ce que l’employeur supposeCe qui se passe réellement
Nous afficherons le poste une fois que le candidat aura accepté.L’affichage doit être terminé avant le dépôt de la demande, dans les trois mois précédents. Afficher après coup ne compte pas et ne peut pas être antidaté.
Nous avons choisi le volet qui traite plus vite.Le volet est déterminé par le salaire par rapport au seuil de votre province. Ajuster le salaire pour entrer dans un volet peut en soi entraîner une décision négative, et changer de volet par la suite signifie retirer la demande, la redéposer et payer de nouveau.
Le certificat provincial peut venir plus tard.En Colombie-Britannique, au Manitoba, en Saskatchewan et en Nouvelle-Écosse, la demande est incomplète sans le certificat d’enregistrement provincial de l’employeur, et le traitement provincial suit son propre calendrier.
Le travailleur n’a besoin que de la lettre d’EIMT.Il lui faut la lettre d’étude d’impact sur le marché du travail et l’Annexe A – Détails de l’emploi, qu’Immigration, Réfugiés et Citoyenneté Canada exige pour le permis de travail. L’Annexe B reste chez vous.
Nous avons six mois avant le début de l’emploi, donc nous avons le temps.Les six mois sont le délai du travailleur pour déposer sa demande de permis, pas pour arriver. Les traductions, les examens médicaux et les données biométriques se déroulent tous dans cette fenêtre.
Notre comptable peut attester que l’entreprise est légitime.Plus depuis le 28 octobre 2024. Emploi et Développement social Canada n’accepte plus les attestations de comptables ou d’avocats pour la légitimité de l’entreprise — il exige les dossiers de l’Agence du revenu du Canada.
Une fois que le travailleur commence, le dossier est clos.Vous pouvez être inspecté pendant six ans, à l’égard de 29 conditions, avec des pénalités pouvant atteindre 1 million de dollars par an.

Commencez par savoir à quoi vous avez réellement affaire.

Immigration Pros est un cabinet-conseil canadien autorisé, et la première révision ne coûte rien : quel volet, si votre lieu est admissible, à quoi l’affichage doit ressembler, et un échéancier réaliste. Si la réponse est que vous n’avez pas besoin de nous, c’est cette réponse que vous recevrez.

Le moment le moins cher pour corriger un dossier d’EIMT est avant son dépôt. Après une décision négative, le corriger signifie généralement une autre période d’affichage, d’autres frais et quatre mois de plus.

Découvrir notre service d’EIMT

Questions fréquentes

Vous ne savez toujours pas où se situe votre poste ? L’essentiel de ce qui décide d’une étude d’impact sur le marché du travail — le volet, le classement salarial, le lieu de travail et la forme de l’affichage — se règle dans les deux premières semaines et s’évalue quatre mois plus tard. Un consultant autorisé lit ces quatre éléments en un après-midi. Faites lire le vôtre avant le début de l’affichage

Évaluation gratuite d’EIMT pour les employeurs

Parlez-nous du poste que vous devez pourvoir. Un CRIC autorisé d’Immigration Pros vous dira lequel de ces points s’applique :

Si le poste exige une EIMT, ou s’il relève d’une exemption
Dans quel volet il se classe, et si le salaire se situe du bon côté du seuil de votre province
Si votre lieu de travail se trouve actuellement dans une zone de refus, et si vous devez d’abord obtenir un certificat provincial
À quoi l’affichage doit ressembler pour résister à l’évaluation
Un échéancier réaliste d’aujourd’hui jusqu’au premier jour du travailleur

Décrivez le poste et vous recevez la réponse d’un consultant autorisé plutôt qu’une soumission.

Une demande incomplète n’est pas traitée plus lentement. Lorsqu’un dossier est renvoyé, la période d’affichage, les frais et les mois qui les précèdent partent avec lui — et chacun de ces éléments se décide avant le dépôt, pas après.

Sans engagement. Immigration Pros Inc. est un cabinet-conseil autorisé ; la première révision ne coûte rien.

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Veuillez fournir les renseignements complets :

1. Poste(s) requis, lieu(x), salaire(s), heures hebdomadaires, durée de l’emploi

2. Effectif par lieu : nombre total d’employés actuels et nombre de travailleurs étrangers actuels

3. Date de création de l’entreprise (année de fondation)

4. Observations

Après l’envoi, notre assistant vous posera quelques questions rapides pour terminer — environ 2 minutes.

Qui a révisé cette page

Galo Castillo est consultant réglementé canadien en immigration, licence CICC R408519, exerçant au sein d’Immigration Pros Inc. Il a révisé chaque partie procédurale de cette page : les règles des volets, les seuils salariaux, les exigences de recrutement, les listes de documents, le processus au Québec et le régime de conformité. Il est aussi le consultant qui examine les dossiers qui arrivent par cette page.

Vous pouvez vérifier cette licence vous-même dans le registre public du Collège des consultants en immigration et en citoyenneté. C’est la même vérification que nous vous demanderions de faire sur quiconque vous êtes sur le point de payer pour des conseils en immigration, nous y compris. Rien ici ne constitue un avis juridique, et c’est EDSC — pas un consultant — qui décide des demandes d’EIMT.

Sources officielles

Cet article fournit des renseignements généraux aux employeurs canadiens sur le processus de demande d’étude d’impact sur le marché du travail et ne constitue pas un avis juridique. Les exigences du programme, les formulaires, les frais, les seuils salariaux, les délais de traitement et les restrictions régionales changent, et ils dépendent des faits propres à chaque cas et des règles en vigueur au moment pertinent. EDSC décide des demandes d’EIMT et IRCC décide des demandes de permis de travail. Dernière révision le 25 septembre 2026 par Galo Castillo, consultant réglementé canadien en immigration, licence CICC R408519, qui exerce au sein d’Immigration Pros Inc. Confirmez les chiffres à jour auprès d’EDSC avant d’agir en vous y fiant.

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